June 2013
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May 2013
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De l’ombre à la lumière.
De l’ombre à la lumiére, j’ai suivis l’Abdallaye,un Mauritanien de 31 ans arrivé en France en 2004 qui m’a raconté tout son parcours pour accéder aux rives de l ‘Europe .
Et qui m’a emmener à me glisser dans leur culture , à goûter leur traditions et me faufiler dans leur réalité.
De ce Foyer Rochebrume , regorgeant de vie, de parfums d’épice,de partage et de solidarité.
J’ai vu des lits pliés abandonnés dans les couloirs pour acceuillir n’importe quel frère en quête de logis,
j’ai vu ces hommes priés sur les tapis , j’ai vu ce coiffeur au détour d’un escalier et ces vendeurs ambulants déployant milles victuailles et objets de tout genre.
De l’ombre à la lumière, sa sent le massa et le poulet au citron s’ échappant des cuisines.
Derrière ces murs où s’entassent les hommes , ils sont six par chambre, dorment sur des lits supperposés , et l’on peut voir une accumulation de valise abandonnés sur le haut des placards .
Et au détour d’un regard, des salles de douches communes , des corps qui se croisent et s’entrechoquent et pourtant l’espoir tenace qui persiste .
Attachés à leur racines , ils piétinent la terre et respirent la vie. Des voix et des rires qui se fixent dans l’air et l’on se salue comme un frére .
De l’ombre à la lumière, J’ai suivis ces hommes sous les bruits des tambours , sous les cris du jour, clamer, revendiquer et affirmer leur droit et leur identité.
En quête de papier .
De cette caravane Paris Tunis qui passait par Lille et Bruxelles , je les accompagner en soif à mon tour de les faire entendre.
Et au creux de leur coeur , jamais je n’ai vu, nul hommes plus généreux et attentifs que ces anges noirs .
Et chaque jour , de ce lien qui se tisse à leur quête , ils attendent d’être régulariser sans jamais abandonner.
Debout sur le monde, ce sont les rois , les rois d’une vérité , l’égalité.
November 2012
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October 2012
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September 2012
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L’Aiguille
Dépérir tel un déchet dégorgeant de sang.
Gorge déracinée et silences endoloris par le temps.
Contingences amères qui déchirent ces belles métaphores.
Ventres et bouches qui résonnent et s’effleurent dans l’oublie indicible.
Dents qui hachent et l’eau qui dors.
Corps abîmés par ses traces qui se délassent guère sages de cette aliénation risible.
A l ‘égoïste non pareil qui susurre à ma folie les dialectes de sa dérision .
Tic Tac ne se tait.
Où avons nous échoué ?
Dans un nul-part scandaleux ?
Appâts harmonieux
Et dés lancés.
Bras bagatelles et chairs ardentes.
De ses peaux qui s’enrhument.
Corps engourdis et soudaine syncope.
A L’orée du soleil rouge, tombent ses névroses.
Au delà des fantasques Peter pan, enterre les certitudes.
Mots-ment déchirés qui se heurtent et palissent.
De ces lâchetés qu’il sème, pique l’aiguille et endort ma naïveté et non ma raison.
De cette terre vagabonde qui s’étire à son souvenir.
De ces gestes, empreintes de sa chair, délasse ma raison.
Oblitérer chaque démesure me liant à son reflet.
Que le temps s’accélère et décélère ses ardeurs.
De ses mordres et ses silences qui paralysent ses absences.
S’agripper à la vaine attente soupire l’illusion.
Déchirure de l’aorte sous l’abandon vil de ses caresses.
Détour et retour dans le théâtre de ses yeux, lâche de beauté.
Tâche suspecte sous l’envers de sa peau.
De ces passions éphèbe-mer qu’on aime à dévêtir et définir.
De ce regard ailleurs qui s’accorde et se désaccorde de ces munificences invisibles.
Taillé de sa folie, maître de l’ailleurs, écorche mon souffle .
Sybarite picaresque que je haie tant à aimer.
Pulsion accoustique et démangeaison frénétique sur sa corde sensible.
En quête et entête d’amnésies.
Éclairs fugaces de visage pâle, lèvres retroussées sur papiers mâchés.
Cri du vent de ses martyres anonymes.
De ces éminences qui m’agrippent au trépas.